Si tu tapes « junk journal débutante » dans ta barre de recherche, c’est sans doute que l’envie te démange depuis un moment, mais que tu ne sais pas par quel bout attraper la chose. Je te rassure tout de suite : commencer ton junk journal ne demande ni talent caché, ni budget de folie, ni atelier digne d’une émission de déco.
Quand je me suis lancée dans le journaling créatif, j’étais exactement comme toi, le nez collé à mon téléphone à scroller des pages sublimes en me disant que jamais, au grand jamais, je n’arriverais à faire pareil. Spoiler : me voilà aujourd’hui à t’écrire un guide sur le sujet. Comme quoi 🙂. Tout est possible !
Dans cet article, je te raconte comment j’ai débuté tout en douceur, ce qui m’a freinée au début, et surtout par où toi tu peux commencer dès ce soir sans te sentir submergée.
Le junk journal, c’est quoi quand on débute ?
Avant de paniquer, posons les bases. Le junk journal, c’est un carnet dans lequel tu colles, tu écris, tu assembles des bouts de ta vie. Le mot « junk » veut dire « récup » : à l’origine, on travaille avec des papiers de récupération, ces petits riens qu’on garde sans trop savoir pourquoi. Un ticket de ciné, une jolie étiquette, un emballage de gâteau qui te plaît.
La bonne nouvelle pour une débutante, c’est qu’il n’y a aucune règle. Tu n’es pas obligée de fabriquer ta couverture à la main, de maîtriser le scrapbooking ou de sortir un attirail de pro. On lit parfois que le « vrai » junk journal se fabrique de A à Z, couverture comprise. Honnêtement ? Oublie ça pour l’instant. Ce genre de discours, c’est exactement ce qui décourage avant même d’avoir collé son premier bout de papier.
Le junk journal, c’est un cousin libre du scrapbooking, en moins carré et en plus spontané. Tu mélanges collage, écriture, embellissements, et tu crées un objet qui te ressemble. Point. Si tu retiens une seule chose : c’est ton carnet, tes règles.
Pourquoi tu te sens débordée avant même de commencer ?
Là, je vais te parler de moi, parce que je suis passée par là à 100 %. Quand j’ai découvert le junk journal sur les réseaux, je voyais surtout des filles faire des trucs incroyables, des double page dignes d’un livre d’inspiration, et je me disais : « je n’aurai jamais ce talent« . Parce que personnellement, je n’ai aucun talent pour ce genre de trucs.
Tu connais cette petite voix ? Celle qui te souffle que tu n’es pas assez douée avant même d’avoir essayé 😣. Bah voilà !
Et puis il y avait l’autre blocage, très concret : j’avais l’impression de ne rien avoir à récupérer chez moi. Je me disais que je n’avais pas de « junk », pas de jolis tickets de caisse, pas de papiers qui trainent, rien d’inspirant. J’adore être chez moi, et je ne passe pas mon temps entre café tendance et exposition. Je ramène peu de choses chez moi.
Erreur de débutante numéro un, je te le dis tout de suite : tu as déjà chez toi de quoi remplir 10 pages, tu ne le vois juste pas encore.
Cette sensation de blocage, elle vient surtout de la comparaison. Tu regardes le résultat final de quelqu’un qui pratique depuis 3 ans, et tu le compares à ta page zéro. C’est aussi injuste que de comparer ta choré des Spice Girls dans ta chambre à 12 ans avec le clip officiel. Forcément, ça décourage. La solution n’est pas de viser ce niveau tout de suite, mais de commencer petit. Vraiment petit (si tu me suis sur Instagram, tu sais pourquoi je dis ça !).
Junk journal débutante : par où commencer concrètement ?
On arrive au cœur du sujet, la partie que tu attendais. Voici comment je te conseille de t’y prendre, dans l’ordre, pour passer à l’action sans pression. Pas de théorie fumeuse, juste les étapes que j’aurais aimé qu’on me donne quand je galérais devant mes premières pages.
Junk journal débutante : et si tu commençais en mini ?
Mon conseil numéro un pour toute junk journal débutante : commence en mode mini. Quand je me suis lancée, j’ai choisi un tout petit support, un mémo Campus, parce que ça me semblait beaucoup moins impressionnant qu’un grand carnet à remplir. Une mini page, c’est une mini surface à décorer, donc une mini pression. Tu vois l’idée ?
Le format mini junk journal, c’est la rampe de lancement parfaite. Tu n’as pas l’angoisse de la grande page vide, tu termines une page en 10 minutes, et tu as déjà la satisfaction d’avoir créé quelque chose.
Quel matériel minimum pour te lancer ce soir ?
Maintenant la question qui fâche : faut-il dévaliser la boutique de loisirs créatifs avant de commencer ? Non. Mille fois non.
Voici ma short list de débutante, le strict nécessaire :
- des papiers de récupération du quotidien (emballages, magazines, vieilles enveloppes, étiquettes),
- un petit support (un carnet, un bloc, ou même quelques feuilles épaisses agrafées ensemble),
- de la colle (perso j’adore le roller de chez Action),
- et une paire de ciseaux.
C’est tout. Tu remarques qu’il n’y a rien d’exotique là-dedans. Pas de masking tape hors de prix, pas de tampons, pas de matériel mixed media. Tout ça, tu l’ajouteras plus tard, au fil de tes envies, quand tu sauras ce qui te plaît vraiment. Si un jour tu veux te faire un petit plaisir papeterie, j’ai rassemblé mes coups de cœur dans ma wishlist journaling, mais franchement, pour démarrer, ta réserve maison suffit largement ✅.
Ta toute première page, sans pression
Tu as ton mini support et tes bricoles ? On y va. Ouvre ta première page et choisis un fond : un grand morceau de papier qui te plaît, déchiré à la main pour la texture, collé en arrière-plan. Pas besoin de découper droit, le déchiré fait partie du charme.
Ensuite, ajoute 2 ou 3 éléments par-dessus : un ticket, une découpe de magazine, un bout de jolie enveloppe. Tu peux écrire un mot, une date, une humeur du jour. Et… c’est fini.
Sérieusement.
Ta première page existe, elle est imparfaite, et c’est exactement ce qu’on veut.
Quelles erreurs de débutante éviter pour ne pas te décourager ?
Maintenant que tu as les clés, laisse-moi te baliser le terrain avec les 3 pièges dans lesquels je suis tombée, pour que tu les évites.
Voir trop grand
L’envie de faire une page spectaculaire dès le premier jour, c’est le meilleur moyen de te bloquer. Reste sur ton mini format tant que tu ne te sens pas à l’aise. La grandeur viendra toute seule.
Te comparer aux autres
Je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire. Mais les comptes que tu admires ont tous commencé par une première page maladroite, comme toi. Ce que tu vois en ligne, c’est le haut du panier, jamais les ratés. Concentre-toi sur ta progression à toi.
Avoir peur de te lancer
La page blanche fait moins peur quand elle est minuscule. C’est tout le secret du mini.
Et tiens, je te raconte le truc qui me fait sourire avec le recul. Au départ, je pensais juste faire un petit mémo sans prétention, un truc perso dans mon coin, histoire de m’amuser. J’ai posté sur Insta, mais sans prétention, des micros vidéos de 20 secondes. Histoire de tenir mon challenge (je voulais faire une page par jour). Je n’imaginais pas une seconde que ces minis sans prétention, c’est exactement ce qui ferait grandir mon compte Instagram sans même que je m’en rende compte. Comme quoi, le « petit truc pour débuter », c’est parfois là que tout démarre 🤗.
Comment garder l’envie et avancer à ton rythme ?
Une fois ta première page faite, le plus dur est derrière toi. Pour entretenir la flamme, prends l’habitude de collecter au fil de tes journées : garde ce tickets de caisse d’un bon resto, cette étiquette mignonne, ce bout d’emballage coloré. Tu vas vite « brancher ton cerveau en mode junk », et soudain tout devient récupérable. C’est un peu magique.

Accepte aussi l’imperfection. Certaines pages te plairont, d’autres beaucoup moins, et c’est normal. Ton junk journal n’est pas une vitrine, c’est ton espace à toi. Avance à ton rythme, sans te mettre la pression du résultat ou de la fréquence. Une page par semaine, une par mois, peu importe : l’essentiel, c’est que ça te fasse du bien.
Personnellement, je remplis ma Delfonics rose M de mes trouvailles de la semaine. Comme ça, le jour où l’envie de créer me prend, je n’ai pas à courir après le matériel : tout est là, prêt à être collé. Ce simple réflexe a changé ma pratique, parce qu’il enlève la friction du « je n’ai rien sous la main« . Teste-le, tu verras vite la différence sur ta régularité.
Et surtout, amuse-toi. Le junk journal, c’est avant tout du plaisir, de la liberté et un joli prétexte pour ralentir. Le reste suit naturellement.
Tu as maintenant tout pour démarrer ton junk journal sans te noyer : un format mini pour dédramatiser, un matériel minimal que tu as déjà chez toi, une première page accessible et les pièges à éviter. Je suis sûre que bientôt, ce sera toi qui donnera des conseils pour une nouvelle junk journal débutante !
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4 réponses
Merci Sandra pour ces conseils. J’adore ton idée de mett4e le cerveau en mode junk. C’est un tel plaisir de re-découvrir les trouvailles. Merci pour ce blog. J’adore 🧡
Merci de tes mots et de ton soutien ! Hâte de voir tes prochaines pages !
Coucou !
Je te suis déjà sur insta et j’ai trouvé ton article génial et très inspirant.
C’est super bien écrit et je me suis retrouvée dans ces lignes. Je ne débute pas dans le junk mais tu m’as donné l’envie d’essayer quelque chose de différent que j’ai du mal à faire, un carnet à souvenir. Et la je repense au journal intime de mon adolescence. J’y collais toutes les petites choses que j’aimais et trouvais jolies. Emballage de parfum,Sopalin illustré, emballage de petit marseillais etc… et en prenant du recul, j’ai percutée que c’était celui-là mon premier junk journal. Et je l’ai toujours ! En tout cas jadore ce que tu fais que ce soit les notebooks en cuir qui sont splendides et tes collages souvenirs, pochettes etc, tu m’inspire beaucoup 😘
Quel plaisir quand tu retrouves un ancien carnet ! Je comprends ta joie ! Et ça prouve bien que souvent on n’a pas besoin de mettre un mot dessus ou de suivre une règle pour s’éclater